Mercury


Ma petite participation à un vaste délire de dessinateurs.
Sur un personnage de Nicolas Bannister.

Plein d'autres beaux dessins ici :
http://mercurybike.tumblr.com/

Commande Star Wars


Illustrations à vendre.

Petit interlude commercial. Je serai au Festival BD du Bassin d'Aurillac les 29 et 30 novembre. J'ai dessiné l'affiche du festival et l'original est en vente pour l'occasion !

Deux illustrations supplémentaires sur le même thème sont aussi à vendre. Une quatrième viendra s'ajouter à la série pour les fêtes. 

Avis aux amateurs !

http://augustinlebon-shop.blogspot.be/2013/06/illustrations-et-croquis-originaux.html
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Vis ma vie de jeune auteur...2/3

Suite de l'article : Vis ma vie de jeune auteur...1/3

Après la désillusion de L'Homme Sans Nom commence une période de creux. Au cas où, j'envoie le projet à la Commission d'aide à la bande dessinée (en Belgique) pour avoir une bourse et pouvoir retravailler le scénario. On me répond que cette commission ne donne des bourses qu'à la Bande dessinée de "création". (- Ah ? Pardon je croyais que...non ?)

Selon eux, mon style est trop "commerciale" et il faut plutôt que je présente le projet aux maisons d'éditions. Sans blague ?

Passons. Je prends quelques semaines pour réaliser 5 planches du Révérend T2 même si la situation éditoriale et financière n'évolue pas (Les lecteurs veulent la suite, moi aussi, il faut bien s'y mettre). 


Puis, je dessine une histoire courte qui parait dans un sketchbook le 2 mai 2014 aux éditions FASM.  Une histoire au ton un peu plus humoristique et énervé qui me fait du bien.



Le sketchbook reprend également beaucoup de croquis et de recherches réalisés pour L'Homme Sans Nom, une belle manière de donner vie à un projet avorté.

Sketchbook que vous pouvez commander en cliquant ici
(pas cher, chic et bien rempli !)

Je fais également quelques essais sur des scénarios qu'on me propose, dans des registres parfois bien loin de ce que je fais habituellement.





Mais ça ne me convient pas. J'ai la malchance de dessiner avec les tripes (et non pour des motivations financières), si ça ne me fait pas vibrer, je n'y arrive pas.

A cela vient s'ajouter l'ambiance morose du milieu de la BD. En festival, quasi tous les auteurs sont d'accord: le métier va mal, la profession est en train de crever et la plupart des auteurs n'ont plus aucun avenir décent. Sur le net, ce n'est pas mieux, ça grogne et ça gueule, rien de mieux pour se motiver...

Mon premier pied dans l'univers de la BD se solde par la faillite de mon éditeur, à un moment où tout le monde semble d'accord pour dire que c'est la merde. Comment réagir à ça ? Monter un nouveau projet ?

J'apprends à ce moment là que le mot "projet" est le mot le plus utilisé dans les manuels de management en entreprises, alors qu'il y a quelques temps, le mot le plus utilisé dans ces manuels était "hiérarchie".

J'en ai marre de faire des "projets".
Un projet, ça se projette. Une histoire, ça se raconte.

J'entre donc dans une nouvelle phase du cycle infernal.
Phase 2 : La colère.


C'est une phase d'égoïsme et de rage où je décide d'envoyer le reste du monde se faire foutre pour me concentrer uniquement sur ce que j'aime : raconter des histoires.
J'arrête donc d'écrire des synopsis, car un synopsis ne vaut pas beaucoup plus qu'une promesse électorale. Je décide de storyboarder intégralement une histoire que j'ai écrite en 2011: Sunburn Kid.


Un western de 108 pages en petit format.


108 pages, c'est pas rien. Au début, j'espère réalisé le découpage en un mois mais je comprends vite que ça me prendra bien plus longtemps. Je me laisse une grande part d'improvisation, je cherche, j'essaye, j'avance et je me rappelle enfin pourquoi j'aime tant faire de la BD. C'est la dernière étape du cyle.

Phase 3 : L'amour du travail.
(oui, c'est beau.)


Je suis fait pour ça, voilà pourquoi je me lève chaque matin.
Faire de la BD n'est pas mon rêve, non, c'est mon métier.

Trois extraits du découpage :



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Finalement, réaliser l'intégralité du découpage m'aura pris plus de trois mois. Heureusement, entre-temps l'éditeur du Révérend a été racheté et le nouvel éditeur me règle toutes les dettes en cours. Une bouffée d'air qui ne fait pas de mal. Et mener à bien cette histoire (et non pas ce projet) m'enlève un poids.

Arrive déjà le festival Quai des Bulles à Saint-Malo, on est en octobre, l'année passe et toujours aucun contrat en poche... J'imprime donc mon découpage et je vais gaiement voir les éditeurs avec une histoire sous le bras. J'ai un rendez-vous programmé, c'est bien ça, les rendez-vous.

Non ?




- Vis ma vie de jeune auteur -
La suite au prochain épisode.

Vis ma vie de jeune auteur...#1/3

Salut les guignols !

Je me rends compte, en parcourant mon blog, que je poste pas mal de dessins mais que je dis rarement ce que je fais de mes journées. Je me lance donc dans une série de trois articles sur ce que j'ai foutu cette année. Et si ça vous emmerde, vous connaissez la sortie : )

Bien. Commençons par le commencement. D'abord, il y a eu le lamentable plantage du Révérend 2, qui m'a laissé complètement sur le carreau fin 2013. J'étais dans une merde noir, au fond du trou, démotivé, et il me fallait donc rebondir sur un nouveau projet.

Ce projet, c'est L'Homme Sans Nom. 



Un western. L'histoire d'une jeune fille de l'Est des Etats-Unis qui part dans l'Ouest à la recherche du héros de son enfance. Malheureusement, plus elle avance dans ses recherches, et plus le portrait de son héros s'assombrit...


A ce stade du projet, j'ai une motivation à toute épreuve, je veux casser la baraque donc je me lance dans les synopsis, je fais des tas de recherches de persos, je fonce dans le tas.




Tout en finalisant mon synopsis principal et mes descriptions de personnages, je me lance dans le découpage de la première séquence pour pouvoir faire quelques pages.


J'obtiens une première version du dossier après quelques semaines de boulot.
Pour mettre toutes les chances de mon côté, je demande l'avis d'un scénariste qui a de la bouteille, pour avoir un retour sur mon projet avant de le présenter aux éditeurs.

Et là, le gentil monsieur massacre mon projet à la tronçonneuse (ou à la hache, en tout cas avec un truc qui fait mal), avec de forts bons arguments qui m'obligent à remettre beaucoup de choses en question.

Et surtout, à me documenter d'avantage sur l'époque. Après m'être frappé la tête sur tous les murs de l'atelier, je plonge donc le nez dans mes bouquins, et en particulier dans l'univers des mineurs.



Il faut aussi que je retravaille intégralement mes synopsis, j'abandonne beaucoup d'éléments de la première version, je triture le projet, je le retourne dans tous les sens et je finis par obtenir une nouvelle version mieux documentée et moins "cliché". Avec le recul aujourd'hui, je m'aperçois que cette nouvelle version était aussi moins pêchue, il n'y avait plus du tout l'énergie du projet initial, et surtout, mon personnage principal avait perdu tout son caractère au passage. Au lieu de retravailler certains éléments, j'ai modifié le projet quasi intégralement et c'était sans doute une erreur.

Mais à un moment, il faut faire des planches et envoyer le projet, sinon on perd la boule. Alors hop ! Je me motive et je mets le paquet sur les planches, ça doit avoir le plus de gueule possible !


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C'est bon, le projet part chez les éditeurs.
Certains s'intéressent au projet, bonne nouvelle !

Malheureusement, le scénario n'inspire pas assez confiance. La plupart refuse finalement le projet, sauf un, qui me propose de le retravailler avec un scénariste qu'il me présente. Allons-y, pourquoi pas !

L'histoire est une nouvelle fois retravaillée, ça prend du temps, on cherche, on rature et on repart, difficile de s'accorder mais on essaye, ça traine, ça se ramollit et puis peu à peu, lentement, le projet finit par s'arrêter.

Cinq mois de boulot qui finissent dans un tiroir.
A ce moment là, j'ai plus un rond, et l'éditeur du Révérend est incapable de me payer ce qu'il me doit. (c'est pas un contrat à 6 700 euros qui me nourrira cette année de toute façon...)

Autant dire que c'était pas la folie. Le cycle infernal du jeune auteur de BD démarre.
Phase 1, les doutes :
Peut-être que c'est pas un métier pour moi ? Au fond, je suis pas un peu une merde ? Ca sert à quoi de galérer si longtemps pour décrocher un contrat pourri ? Pourquoi j'aime ce métier déjà ? Faudrait peut-être que je prenne un boulot à mi-temps ? Mais ça va me bouffer toute mon énergie, il en faut déjà tellement, est-ce que ça me laissera le temps de bosser sur mes planches ?

Merde.



- Vis ma vie de jeune auteur -
La suite au prochain épisode.







(note de l'auteur : Mais sinon je vais bien quand même en général.)

Le jour de la colère.


Octobre #03