Résilience - Case en chantier.

Aujourd'hui, c'est vendredi, et j'ai un peu de temps pour vous détailler la réalisation d'une case à bords perdus. Cette case  est extraite de la page 41 du tome 1 de Résilience, à paraître en 2017 aux éditions Casterman.



Là, fini, ça paraît facile, mais j'ai évidemment traversé moult tumultes et tempêtes pour parvenir au résultat final. Voici donc l'incroyable récit de mes turpitudes quotidiennes (vous me pardonnerez la qualité des photos, mais elles ont été prises sur le vif au péril de ma concentration, sous différentes lumières, à différents moments ou jours).

Tout d'abord, voici la magnifique version réalisé pour le découpage. On constate que l'idée du levé de soleil sur la cité est déjà là, mais que c'est bien la seule chose de correct qu'on trouve à ce stade.


Je dois donc partir de ce croquis moche pour en faire une belle case. Une case de ville, vue en plongée, bref l'horreur absolue. Après une demi-journée à trembler sur mon siège en me documentant fébrilement, j'ébauche une première version.

 
J'essaye d'aborder le décor dans son ensemble en traçant les différents volumes. Il me faut plus ou moins cinq minutes de recul pour comprendre que cette première tentative est carrément pourrie (et je reste poli). Je repars donc de zéro et gribouille un petit croquis dans le coin d'une feuille.


L'image me semble avoir plus de force, je peux donc me lancer en grand, j'ai du mal à tracer les grandes lignes alors j'attaque directement les détails du clocher en avant-plan.


Surtout, ne pas regarder l'ensemble, se concentrer sur les détails, une maison après l'autre pour éviter de se poser des questions / de se décourager / de tout envoyer à la poubelle.



Ca prend forme, j'ajoute les bords perdus "faits maison".




Et j'obtiens enfin un résultat qui me convient. On notera la propreté de la page, preuve que je ne lutte absolument pas en travaillant, et que tout me vient avec grâce et volupté (je me suis lavé environ 17 fois les mains à ce stade et chaque fois, j'ai l'impression de sortir de la mine de charbon).


ENTRACTE
Fin du crayonné, vous pouvez aller faire un tour, manger des chips lays et boire du coca-cola, ça vous détendra et ça donnera des sous à des gros connards. Merci.

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Deuxième acte : L'encrage !
Je vais pouvoir m'amuser un peu !

Je crois que certains auteurs encrent les arrières-plans en premier, commencent leur case à gauche pour ne pas salir la feuille avec leur main, c'est tout à fait respectable et méthodique. Personnellement je m'en fous et je commence par ce qui me fait envie, en l’occurrence le clocher.


 Et voilà un avant-plan tout beau tout noir !


 Yapluka faire le reste ! 
Maison après maison, en se levant de temps en temps pour ne pas finir bossu et scoliosé de partout.


 Ci-dessous, ça doit être la six ou septième maison, je m'amuse encore.



  Là, ça commence à tirer entre les omoplates...


 Mais ça se termine ! Une petite retouche de gouache blanche pour bien détacher le clocher de l'arrière-plan et le tour sera joué !


Et voilà. Pouf. Les doigts dans le nez.


Si vous avez de la chance, je posterai la version couleur !

En attendant, j'espère que c'était (un peu) intéressant à suivre. Je vous dis au revoir et za bientôt, mais je ne vous sers pas la main, elle est pleine de charbon, d'encre et de crottes de nez.

Résilience - Le cuistax

Archive téléphonique :
L'éditeur : "Dans le scénar, Séquence 3, tu parles d'un cuistax, c'est quoi ?"
L'auteur (hé, c'est moi) : "M'enfin...T'as jamais été à la mer du Nord, sur la digue ?"

Ca s'bécotte encore !

Parfois, le soir, mon crayon m'emmène dans des directions inattendues. 


(Enfin, c'est aussi la faute de ma plume, et de mes pinceaux, et de mon blanco, et de mon stylet..)

Résilience - 40/62

Le noir et blanc avance ! 40 pages sur 62, on y croit !


(Je dis ça, je dis rien, mais c'est quand même le pied d'être son propre scénariste !)

Gaston


Spirou et dédicace.

Crobard du soir, pour se détendre en fin de mois...


J'en profite pour dire que je serai en dédicace :
Les 5 et 6 mars au Rendez-vous des bulles de Saint-Amand-Les-Eaux, dans le Nord de la France. Il y aura des copains et des planches, venez donc !

Et le 20 mars au festival CAP Bulles (au profit de CAP48), à Soignies en Gelbique.
Il y aura encore plus de copains et ça sera chouette, venez donc encore !

J'y dédicacerai les deux tomes du Révérend, et j'aurai également des exemplaires de Sous Le Chapeau avec moi !

http://augustinlebon-shop.blogspot.be/2014/03/sous-le-chapeau-sketchbook.html